Baux d'habitation | Avocat spécialiste en droit immobilier à Issy-les-Moulineaux (92)

J'assiste bailleurs et locataires dans le cadre des contentieux locatifs (référé-expulsion ; validation de congé ; action contre la caution).

Le bail d'habitation : un statut d'ordre public qui ne pardonne aucune approximation

Le bail d'habitation à usage de résidence principale est régi par la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989, texte d'ordre public de protection dont ni le bailleur ni le locataire ne peuvent écarter les dispositions. Le législateur y a instauré un équilibre — déséquilibré, diront certains bailleurs — entre le droit de propriété et le droit au logement. Le bailleur ne peut donner congé que pour trois motifs limitativement énumérés. Le locataire bénéficie d'un droit au maintien dans les lieux que seule une décision de justice peut remettre en cause. Et depuis le 1ᵉʳ janvier 2020, ce contentieux relève d'un juge spécialisé : le Juge des contentieux de la protection (JCP), héritier du tribunal d'instance, qui statue sur les impayés de loyers, les expulsions et les troubles de jouissance. Un juge qui connaît la matière — et qui attend des praticiens qu'ils la connaissent aussi.

Acquisition de la clause résolutoire

Lorsqu'un locataire cesse de payer son loyer, le bailleur peut activer la clause résolutoire insérée dans le bail. La procédure commence par un commandement de payer délivré par commissaire de justice, ouvrant un délai de six semaines (article 24 de la loi du 6 juillet 1989, modifié par la loi Kasbarian). À défaut de régularisation, le bailleur saisit le juge pour faire constater la résiliation et obtenir l'expulsion.

Congé du bailleur

La loi du 6 juillet 1989 limite le congé du bailleur à trois motifs : la reprise pour habiter (article 15-I), la vente libre de toute occupation (article 15-II, avec droit de préemption du locataire) et le motif légitime et sérieux. Le congé doit être délivré six mois avant l'échéance du bail, par lettre recommandée ou acte de commissaire de justice — un congé mal motivé ou tardif est nul.

Logement décent

Le bailleur est débiteur d'une obligation de délivrance d'un logement décent (article 6 de la loi du 6 juillet 1989). Le locataire qui subit un trouble de jouissance peut saisir le juge pour obtenir la mise en conformité, une réduction de loyer ou des dommages et intérêts. Depuis la loi Climat du 22 août 2021, les logements classés G sont progressivement interdits à la location.

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Décisions obtenues

De 2022 à aujourd'hui :

14 décisions
Tribunal de proximité de Vanves
11 septembre 2026•RG n° 26/00038
Impayés de loyer (bail d'habitation)Clause résolutoireExpulsion

Loyers impayés à Clamart : bail résilié, expulsion ordonnée et 14 630 € accordés, sans même que la locataire ne se présente.

La situationNotre client, propriétaire d'un appartement à Clamart loué 715 € par mois, ne percevait plus ses loyers. Après un commandement de payer de 12 900 € resté sans effet, il a saisi en référé le juge du tribunal de proximité.
La décisionL'ordonnance constate que le bail est résilié depuis le 18 septembre 2025, ordonne à la locataire de quitter les lieux et la condamne à 14 630 € de provision, à une indemnité d'occupation mensuelle jusqu'à la remise des clés et à 500 € de frais de procédure.
Ce qu'il faut en retenirLa procédure est balisée : commandement de payer, saisine de la commission de prévention des expulsions, deux mois d'attente avant d'assigner, puis deux mois après le commandement de quitter. Suivie à la lettre, elle aboutit même sans locataire à l'audience.
Tribunal judiciaire de Paris
19 mai 2026•RG n° 25/04984
Congé pour venteExpulsionIndemnité d'occupation

Trois ans dans les lieux après le congé : la locataire demandait trois ans de plus, elle obtient deux mois.

La situationNotre cliente, bailleresse de 84 ans, avait délivré un congé pour vendre son studio meublé à Paris ; la locataire, maintenue trois ans dans les lieux, plaidait la nullité du congé et réclamait trois ans de délai.
La décisionLe tribunal valide le congé (article 25-8 de la loi du 6 juillet 1989), ordonne l'expulsion sous deux mois et fixe l'indemnité d'occupation à 27,92 € par jour depuis juin 2023, tout en allouant 2 690 € à la locataire pour l'humidité et les quittances tardives.
Ce qu'il faut en retenirUn congé pour vendre en meublé n'a pas à indiquer le prix, et le temps déjà écoulé depuis la fin du bail pèse contre tout nouveau délai. Mais un bailleur qui tarde à quittancer ou à traiter l'humidité y laisse quelques plumes.
Tribunal judiciaire de Pontoise
26 février 2026•RG n° 25/01090
État des lieux de sortieDépôt de garantie

Un état des lieux de sortie signé pièce par pièce vaut reconnaissance : le locataire paie 5 697 € de remise en état.

La situationNotre cliente, bailleresse d'un appartement à Évreux, avait récupéré un logement sale et dégradé après trois ans de location ; l'ancien locataire, parti sans adresse fiable, ignorait ses relances et n'a pas comparu.
La décisionLe tribunal, saisi à Pontoise sur la dernière adresse déclarée du locataire, retient sa compétence, compare les deux états des lieux et condamne le locataire à 5 697 € de frais de nettoyage et de peinture (article 7 de la loi du 6 juillet 1989), avec intérêts.
Ce qu'il faut en retenirLa comparaison rigoureuse des états des lieux d'entrée et de sortie, signés par le locataire, suffit à lui faire supporter la remise en état. Un locataire injoignable peut être attrait devant le juge de sa dernière adresse connue.
Juridiction de proximité de Palaiseau
18 novembre 2025•RG n° 11-25-000394
ExpulsionTransfert de bailLogement HLM / logement social

Le transfert du bail HLM est refusé, mais douze mois de délai sont accordés : le maximum que la loi permet.

La situationNotre cliente occupait depuis 1975 un F4 HLM loué au nom de son père, décédé en 2021 ; le bailleur social réclamait son expulsion immédiate et une indemnité d'occupation majorée de 30 %, en lui refusant le transfert du bail.
La décisionLe juge rejette le transfert, faute de cohabitation l'année précédant le décès et de logement adapté (articles 14 et 40 de la loi du 6 juillet 1989), mais accorde douze mois pour partir et refuse toute majoration de l'indemnité d'occupation.
Ce qu'il faut en retenirLe transfert d'un bail social au décès du titulaire suppose une cohabitation réelle l'année précédente et un logement adapté à la taille du ménage. Quand ces conditions manquent, la bataille se joue sur les délais et le montant de l'indemnité.
Tribunal judiciaire de Paris
18 avril 2025•RG n° 24/09681
Congé pour venteExpulsionIndemnité d'occupation

Congé pour vendre en meublé : validé, expulsion sous quinze jours et 900 € par mois jusqu'au départ des occupants.

La situationNos clients, bailleurs d'un appartement meublé à Paris, avaient délivré un congé pour vendre ; à l'échéance, le locataire et son épouse se maintenaient dans les lieux sans comparaître ni répondre.
La décisionLe tribunal valide le congé délivré plus de trois mois avant l'échéance (article 25-8 de la loi du 6 juillet 1989), ordonne l'expulsion sous quinze jours et condamne solidairement les occupants à 900 € par mois d'indemnité d'occupation, plus 900 € de frais.
Ce qu'il faut en retenirEn meublé, un congé motivé et signifié dans les délais met fin au bail sans discussion. Seule réserve : un loyer non révisé pendant un an ne se rattrape plus (article 17-1), pensez à indexer chaque année.
Juridiction de proximité d'Asnières-sur-Seine
10 décembre 2024•RG n° 11-24-000470
ExpulsionConvention d'occupation précaireCongé pour vente

Convention d'occupation précaire expirée et dix-huit mois de patience : le juge refuse tout délai supplémentaire.

La situationNos clients, héritiers d'une bailleresse décédée à Asnières-sur-Seine, avaient accepté une convention d'occupation précaire de six mois après un congé pour vendre ; à son terme, l'occupant restait et demandait encore du temps.
La décisionLe juge constate l'occupation sans droit ni titre, ordonne l'expulsion, fixe l'indemnité d'occupation à 750 € par mois depuis juin 2023 et refuse tout délai, relevant les délais de fait déjà obtenus et la situation fragile des propriétaires.
Ce qu'il faut en retenirLa convention d'occupation précaire est une transition, pas un nouveau bail : à son terme, l'occupant doit partir. Les délais déjà consommés et la situation des propriétaires pèsent contre tout sursis supplémentaire.
Tribunal d'instance de Paris
26 juin 2023•RG n° 23/02715
Impayés de loyer (bail d'habitation)ExpulsionClause résolutoire

Près de 34 000 € d'impayés, trois débiteurs condamnés et le bail résilié : le silence des locataires ne les a pas protégés.

La situationNotre cliente, propriétaire d'un logement à Paris, subissait depuis des années des loyers impayés ; le locataire et ses deux codébiteurs solidaires ne répondaient ni au commandement de payer ni à l'assignation.
La décisionLe tribunal condamne solidairement les trois défendeurs à 16 111,60 €, le locataire seul à 17 780 € supplémentaires, constate l'acquisition de la clause résolutoire (article 24 de la loi du 6 juillet 1989), ordonne l'expulsion et refuse tout délai de paiement.
Ce qu'il faut en retenirUn commandement de payer resté deux mois sans effet rend la clause résolutoire acquise. Les codébiteurs solidaires signataires du bail répondent de la dette comme le locataire : ne les oubliez pas dans l'assignation.
Tribunal d'instance d'Antony
25 mai 2023•RG n° 12-23-000132
ExpulsionOccupation sans droit ni titreSuccession

Hébergé par gentillesse, resté par obstination : l'ex-gendre de la défunte doit quitter la maison de la succession.

La situationNos clients, héritiers d'une propriétaire décédée à Sceaux, voulaient vendre sa maison ; l'ex-gendre qu'elle avait accueilli de son vivant s'y maintenait sans aucun titre, bloquait la vente et imposait une cohabitation forcée à l'un des héritiers.
La décisionPar ordonnance de référé, le juge constate que l'occupant ne justifie d'aucun droit ni titre et ordonne son expulsion, au besoin avec la force publique et un serrurier, passé le délai de deux mois suivant le commandement de quitter les lieux.
Ce qu'il faut en retenirL'hébergement gracieux ne crée aucun droit et s'éteint avec la personne qui l'a consenti. Face à un occupant sans titre, le référé permet d'obtenir rapidement l'expulsion et de débloquer une succession.
Cour d'appel de Toulouse, 3e chambre
16 février 2023•RG n° 22/01309
Impayés de loyer (bail d'habitation)Logement décentException d'inexécution

Acheter un logement avec quatre ans d'impayés : la clause de subrogation permet à l'acquéreur de tout recouvrer.

La situationNotre cliente, une SCI, avait acquis dans le Tarn un logement dont le locataire ne payait plus depuis 2018 ; condamné en référé, celui-ci plaidait en appel l'indécence du logement et contestait le droit de la SCI à réclamer les arriérés antérieurs à la vente.
La décisionLa cour d'appel confirme l'ordonnance : l'acte de vente subroge la SCI dans les droits du vendeur, l'indécence alléguée n'est pas sérieusement étayée, et le locataire reste condamné à 12 166 € de provision, plus 800 € de frais d'appel.
Ce qu'il faut en retenirUne clause de subrogation bien rédigée dans l'acte d'achat transmet à l'acquéreur les loyers impayés du passé. Et invoquer l'indécence quatre ans après l'entrée dans les lieux ne dispense pas de payer.
Tribunal d'instance de Boulogne-Billancourt
10 janvier 2023•RG n° 11-22-000275
Impayés de loyer (bail d'habitation)ExpulsionRésiliation judiciaire

Une studette, 600 € versés en trois ans : le juge résilie le bail et condamne le locataire à plus de 17 500 €.

La situationNotre cliente, une SCI bailleresse à Boulogne-Billancourt, louait une studette dont le locataire n'avait versé que 600 € depuis février 2019 ; le commandement de payer et la saisine de la CCAPEX étaient restés sans effet.
La décisionLe tribunal, après contrôle des formalités de l'article 24 de la loi du 6 juillet 1989, prononce la résiliation judiciaire du bail pour manquement grave, condamne le locataire à 17 557,36 € et ordonne son expulsion, avec 19,52 € par jour d'indemnité.
Ce qu'il faut en retenirUne dette qui ne cesse de croître malgré le commandement justifie la résiliation judiciaire du bail. Les formalités préalables (préfecture, CCAPEX) conditionnent la recevabilité : elles doivent être irréprochables.
Tribunal d'instance de Rambouillet
6 décembre 2022•RG n° 11-22-000402
Impayés de loyer (bail d'habitation)Résiliation judiciaireExpulsion

Loyers impayés, assurance et chaudière non justifiées : le bail est résilié, mais le jardin délaissé reste sans preuve.

La situationNos clients, bailleurs d'une maison près de Rambouillet, faisaient face à une locataire qui ne payait plus depuis mars 2022, ne justifiait ni assurance ni entretien de la chaudière, et avait disparu sans laisser d'adresse.
La décisionLe tribunal prononce la résiliation judiciaire du bail, ordonne l'expulsion, condamne la locataire à 8 899,32 € d'arriéré et 48,73 € par jour d'indemnité d'occupation, mais rejette les 10 000 € réclamés pour le jardin, faute de constat ou de photographies.
Ce qu'il faut en retenirLe cumul des manquements (impayés, défaut d'assurance, entretien négligé) emporte la résiliation même contre une locataire absente. Mais chaque dommage réclamé doit être prouvé : un constat de commissaire de justice vaut mieux qu'un vieux courriel.
Juridiction de proximité de Rambouillet
27 septembre 2022•RG n° 11-22-000261
Dépôt de garantieÉtat des lieux de sortieRestitution tardive

Dépôt de garantie retenu sans motif valable : la pénalité de 10 % par mois finit par dépasser le dépôt lui-même.

La situationNos clients, locataires d'une maison près de Rambouillet quittée après deux mois, réclamaient leur dépôt de garantie ; la bailleresse le retenait en invoquant des désordres relevés à l'entrée des locataires suivants, une heure après leur départ.
La décisionLe tribunal écarte l'état des lieux des nouveaux locataires, ne retient qu'un volet roulant contre nos clients et condamne la bailleresse à 1 140 €, dont 910 € de majoration de 10 % du loyer par mois de retard (article 22 de la loi du 6 juillet 1989).
Ce qu'il faut en retenirSeuls les états des lieux signés par le locataire lui sont opposables. Un bailleur qui tarde à restituer le dépôt s'expose à une majoration mensuelle automatique, sans que le locataire ait le moindre préjudice à prouver.
Tribunal judiciaire d'Albi
21 février 2022•RG n° 21/00354
Impayés de loyer (bail d'habitation)Logement décentException d'inexécution

L'indécence du logement, dénoncée par la CAF, ne dispense pas de payer le loyer : 12 166 € de provision en référé.

La situationNotre cliente, une SCI ayant acquis un logement dans le Tarn, poursuivait un locataire sans paiement depuis 2018 ; celui-ci invoquait l'indécence du logement et l'exception d'inexécution pour contester la compétence du juge des référés et toute dette.
La décisionPar ordonnance de référé, le juge écarte la contestation sérieuse, rejette l'exception d'inexécution et condamne le locataire à une provision de 12 166 €, après déduction des loyers prescrits et des allocations logement non décomptées, sans délai de paiement.
Ce qu'il faut en retenirUn locataire qui juge son logement indécent doit saisir le juge ou la commission de conciliation, pas retenir le loyer de son propre chef. Le bailleur, lui, doit tenir un décompte net des aides perçues et de la prescription triennale.

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Questions fréquemment posées

Quels sont les motifs de congé qu'un bailleur peut donner à son locataire ?

En matière de bail d'habitation, le bailleur n'a pas la main libre. La loi du 6 juillet 1989 lui impose un menu fermé : trois motifs, pas un de plus. Reprendre le logement pour s'y installer ou y loger un proche, le vendre, ou invoquer un motif légitime et sérieux — typiquement, un locataire qui s'affranchit de ses obligations. Tout congé qui sort de ce cadre est nul, sans rattrapage possible. Et même dans le cadre, la sincérité du motif est contrôlée par le juge, qui n'hésite pas à tomber le masque des reprises de complaisance.

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Le congé pour vente donne-t-il un droit de préemption au locataire ?

Oui — et c'est même la grande particularité du congé pour vente en bail d'habitation : il vaut offre de vente prioritaire au profit du locataire. Le bailleur qui veut vendre ne peut pas, juridiquement, regarder ailleurs avant d'avoir purgé ce droit. Le locataire dispose de deux mois pour accepter ; passé ce délai, il libère les lieux à l'échéance. À cela s'ajoutent un second droit de préemption en cas de revente plus avantageuse, et une jurisprudence ferme sur les congés frauduleux ou mal ficelés.

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Quelles sont les sanctions en cas de location saisonnière non déclarée ?

La question taraude bien plus de monde qu'on ne le croit, et la réponse tient en deux temps. Pour un propriétaire qui loue son bien sans accomplir les formalités, le risque est financier : amendes civiles jusqu'à 5 000 € à défaut d'enregistrement, jusqu'à 100 000 € par local en cas de changement d'usage illicite, redressement fiscal, parfois travail dissimulé. Mais pour un locataire qui sous-loue son logement sur Airbnb sans l'accord écrit de son bailleur, c'est tout autre chose : la sanction est la restitution intégrale des sous-loyers perçus — sans même pouvoir en déduire le loyer qu'il continue de payer — et la résiliation pure et simple du bail. Autrement dit : tout ce que vous avez gagné, vous le rendez à votre bailleur, et vous quittez les lieux. Cet article traite d'abord du risque locataire, qui est de très loin le plus dévastateur.

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Qu'est-ce que la trêve hivernale et quelles sont ses exceptions ?

La trêve hivernale est ce mécanisme bien connu — et souvent mal compris — qui suspend l'exécution des mesures d'expulsion du 1er novembre au 31 mars. Posée par l'article L. 412-6 du Code des procédures civiles d'exécution, elle joue de plein droit pour tout occupant d'un lieu habité, locataire ou non. Mais — et c'est l'angle souvent oublié — elle ne suspend que l'exécution matérielle de l'expulsion. Le bailleur peut parfaitement engager une procédure, obtenir un jugement et faire courir une astreinte en pleine période hivernale. Et plusieurs catégories d'occupants sont, elles, totalement exclues du bénéfice de la trêve.

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